Quel vitrage pour une isolation optimale ?

Les facteurs d'une bonne isolation

vitrage et isolation

S’il est essentiel pour un bon rendement de choisir des châssis de qualité, le vitrage n’est pas à négliger dans le choix de vos fenêtres car il participe grandement à leurs performances isolantes. Pour une isolation optimale, les indicateurs à connaître sont la valeur Uw (ensemble châssis et vitrage) et la valeur Ug (vitrage) qui doivent être respectivement inférieures à 1,5 et à 1 W/m2K (quantité de chaleur perdue par mètre carré).


 

Les caractéristiques du verre


Le verre est un matériau qui conduit naturellement la chaleur, ce qui en fait un assez mauvais isolant thermique. Heureusement, il est possible d’en améliorer l’isolation grâce à plusieurs éléments.

Tout d’abord, le vitrage peut être agrémenté de plusieurs feuilles de verre assemblées autour d’un intercalaire étanche. À l’intérieur peut aussi se trouver de l’air ou de l’argon, chacun améliorant plus ou moins les performances thermiques. Il est également possible d’y installer un vide d’air. Ces diverses solutions se retrouvent dans les différents types de vitrage, comme nous l’expliquons ci-dessous :

 

Les différents types de vitrages


Le simple

Très peu résistant à la chaleur et au bruit, le simple vitrage est également sujet à la condensation. En effet, il s’agit d’une unique plaque de verre, sans autre composant. Aujourd’hui, ce modèle n’est plus utilisé pour les fenêtres extérieures en raison de ses faibles performances en termes d’isolation, et ce, malgré un prix bien inférieur à ses homologues. En revanche, il est parfois conservé à l’intérieur (portes, verrières…) car il permet une décoration unique, notamment grâce aux gravures faciles et colorées qu’il permet.
 

Le double

Étanche et parfaitement résistant à la condensation, ce modèle de vitrage est composé, entre autres, de feuilles de verre de différentes épaisseurs entre lesquelles se trouve un vide d’air isolant, ceci afin d’assurer une meilleure isolation phonique et thermique. Plus ce vide est important et les vitres épaisses, plus l’isolation est efficace.
 

Le triple

Composé de trois verres espacés les uns des autres par une cavité étanche remplie de gaz, le triple vitrage isole bien mieux que le double. En revanche, son apport solaire (transmission de l’énergie solaire permettant de chauffer naturellement) est plus bas. Par conséquent, pour moins de bruit et de déperdition de chaleur, il implique également moins de gain de chaleur.
 

Le vitrage de contrôle solaire

Vous l’ignorez sans doute, mais rafraîchir une habitation en été consomme davantage d’énergie que de la chauffer en hiver. Pour un maximum d’économies, il est heureusement possible d’installer chez soi un vitrage de contrôle solaire destiné à limiter les risques de surchauffe sans pour autant obstruer la vue.

Ce type de vitrage est tout indiqué pour les surfaces vitrées importantes telles que les baies vitrées ou les toitures de véranda. Contrairement à une vitre ordinaire qui capte aussi bien la chaleur que la luminosité, le vitrage de contrôle solaire fonctionne à réflexion énergétique, c’est-à-dire qu’il préserve les apports en lumière naturelle tout en étant hermétique à la chaleur.
 

Le double vitrage à isolation renforcée (ou à Haut Rendement)

Apparu dans les années 1980, ce type de vitrage possède de nombreux avantages et est aujourd’hui ce qui se fait de mieux dans le domaine.

Associé au double vitrage, il consiste en une fine couche d’argent ou d’oxydes métalliques qui s’oppose aux rayons infrarouges en formant une barrière thermique, à l’intérieur même des vitres. Ayant également une fonction de contrôle solaire, ce vitrage permet de réduire fortement les déperditions thermiques des bâtiments. Par ailleurs, il peut être renforcé d’options supplémentaires diverses telles que la sécurité, le renforcement acoustique ou encore la protection incendie.

 

Ce que nous réserve le futur


Les performances thermiques des vitrages sont aujourd’hui parfaitement maîtrisées ; ne reste plus qu’à les conserver au même niveau, tout en améliorant les performances acoustiques.

À l’avenir, des vitrages encore plus isolants pourraient être mis en place, utilisant un gel microporeux (aérogel de silice) pour une isolation jusqu’à deux fois plus importante que ce qu’on trouve de mieux sur le marché actuellement.

En outre, des études portent sur la conception d’un double vitrage sous vide. En effet, la transmission de chaleur étant impossible dans le vide absolu, ce système devrait également permettre une isolation optimale, bien que subsiste des problèmes de condensation. En revanche, les expériences sont coûteuses, sans compter que les performances offertes par le double vitrage lui-même sont déjà excellentes.

 

Améliorer l’isolation sans remplacer ses fenêtres


Plusieurs techniques sont possibles pour renforcer les capacités isolantes des fenêtres sans avoir à les changer pour autant. Attention toutefois, pensez à recourir aux services d’un professionnel pour un excellent résultat, sans mauvaise surprise.

Pour éviter les déperditions de chaleur, il est possible de réaliser un calfeutrage. Il s’agit d’ajouter un joint sur la rainure présente sur le dormant de la fenêtre, à l’aide d’un pistolet à calfeutrer. Plusieurs choix de joints s’offrent à vous :

  • le joint adhésif en mousse : à changer tous les deux ans, il s’agit d’un autocollant à appliquer sur un cadre de fenêtre très propre et sec.
  • le joint métallique : Inoxydable, très résistant et facile à installer, ce type de joint se cloue aux montants par des courtes pointes. Simple, pratique et efficace.
  • le joint en silicone : à poser directement sur la feuillure de la vitre, ce joint est particulièrement solide et étanche, ce qui permet d’excellents résultats. Attention toutefois, si la vitre est légèrement poreuse, il peut être nécessaire d’y poser au préalable un primaire d’accrochage (produit assurant la liaison entre différents supports).

Une autre bonne solution est celle du survitrage. Cela consiste en une pose d’un film isolant sur les anciens vitrages. Comptez au moins 6 mm d’épaisseur pour ce film afin de réduire les ponts thermiques (interruption dans l’isolation) et d’assurer de meilleures performances, thermiques et acoustiques, tout en conservant l’esthétique des anciennes fenêtres.

 

Et les châssis ?


Entre bois, aluminium et PVC, quel matériau choisir pour renforcer l’isolation de ses profilés ? Bien que moins écologique de par sa composition qui en fait un sous-produit du pétrole, c’est le PVC qui offre les meilleures performances tout en ne nécessitant que peu d’entretien. De plus, il est recyclable, particulièrement résistant, et offre un vaste choix de personnalisations. De son côté, l’aluminium doit être associé à un autre isolant pour assurer de bonnes performances et il est légèrement plus cher que le PVC. En revanche, il s’agit également d’un choix écologique et solide, parfaitement adapté aux grandes fenêtres. Quant au bois, il est un excellent isolant, mais son prix est plus élevé et il est par ailleurs plus difficile à entretenir, raison pour laquelle de plus en plus de personnes s’en détournent.