Classifications et labels dans le domaine des châssis

Optez pour un châssis de qualité

Châssis en bois

Pour une habitation qui soit confortable et qui permette de réaliser des économies d’énergie, il est essentiel d’opter pour des châssis de qualité. En effet, isolant thermique et acoustique, ce cadre rigide contribue également à une bonne ventilation de votre domicile tout en renforçant la sécurité des lieux.

Quel que soit son matériau, c’est le châssis qui va assurer la longévité de votre fenêtre. Pour un produit de qualité, assurez-vous qu’il possède toutes les certifications nécessaires.

 

Le marquage CE

Depuis 1993, le marquage CE (Conformité Européenne) est d’application dans l’Espace Économique Européen, que les produits concernés soient fabriqués à l’intérieur ou à l’extérieur de cette zone : tant qu’ils sont commercialisés en son sein, ce marquage est obligatoire pour certains secteurs, quand il existe une norme référence. C’est notamment le cas des portes et des fenêtres qui doivent légalement porter ce label depuis 2010.

Mais à quoi sert-il exactement ? Tout simplement à prouver que le produit destiné à la vente respecte les exigences requises, tant en termes de sécurité qu’en termes de protection de l’environnement ou encore de santé. C’est un indice de performance qui est attribué après avoir réussi une série de tests (étanchéité à l’eau, propriétés isolantes…).

Comment l’obtenir ?

C’est au fabricant qu’il revient d’apposer ce marquage à son produit, après avoir satisfait à plusieurs conditions : il lui faut tout d’abord garantir que son produit est bien conforme à l’ensemble des exigences applicables. Il doit pour cela le faire évaluer par un organisme notifié (moyennant paiement), s’il n’est pas en mesure de procéder lui-même à cette évaluation. Pour prouver la conformité du produit, un dossier technique doit être constitué, présentant entre autres informations utiles telles que la description du produit et les noms et adresses du fabricant, une description de la procédure d’évaluation qui a été réalisée ainsi qu’une présentation de l’organisme notifié susmentionné, ou encore l’inventaire des pièces. Enfin, une fois toutes ces démarches abouties, une déclaration de conformité UE doit être signée par le fabricant.
 

La déclaration de performances

Par ailleurs, depuis 2013, les produits issus du secteur de la construction doivent être accompagnés d’une déclaration de performances qui assure à l’utilisateur que l’ouvrage en question a été réalisé en fonction de son usage et est conforme à toutes les exigences qui pourraient lui être appliquées. À l’instar du dossier technique, ce document doit reprendre, entre autres, le système de vérification des performances du produit ainsi que la référence de l’évaluation technique européenne.
 

Les labels

Le label atteste qu’un service, ou un produit dans le cas qui nous intéresse, répond à certains critères de qualité. Il peut aussi être vecteur de valeurs telles que l’équité, la coopération ou encore l’écologie, comme c’est le cas notamment du FSC. Il s’agit de supports de crédibilité qui sont répartis en deux catégories : les officiels et les autodéclarés.

Les premiers sont attribués sur base d’une grille d’évaluation transparente, en fonction du secteur et du type de produit, par des organismes indépendants. Les seconds se basent sur des critères définis par les entreprises qui les développent, uniquement dans le cadre de leur activité.

Pour être valable et fiable, un label autodéclaré doit répondre à différents critères : ses caractéristiques doivent être plus strictes que celles des normes nationales ou internationales, et élaborées d’un commun accord avec l’ensemble des parties prenantes (producteurs, consommateurs, ONG, syndicats). De plus, l’organisation qui s’occupe du contrôle doit être accréditée et transparente dans ses méthodes de vérification.

Les officiels

Parmi les labels officiels, on retrouve le label écologique européen, ou Ecolabel, qui indique les produits et services respectueux de l’environnement. Ses critères sont stricts et définis par une concertation des ONG environnementales, des unions professionnelles, des associations de consommateurs et des PME. La Commission européenne et les différents États membres doivent ensuite les approuver avant que des instances indépendantes ne les attribuent. Étant donné la rigueur de ce label, seuls 10 à 20% des produits et services peuvent en bénéficier.

De même, la certification FSC (Forest Stewardship Council) est reconnue mondialement et répond à un niveau élevé d’exigences. Soutenu par Greenpeace et le WWF, ce label date de 1993 et promeut une gestion responsable et durable des forêts dans le monde entier. Ses produits obéissent à des critères économiques, environnementaux et sociaux particulièrement stricts.

Les autodéclarés

Comme mentionné précédemment, les auto-déclarations ne sont pas toutes valables : on y trouve du bon (Biotime de Colruyt, Nature & progrès…) et ce qu’on appelle « greenwashing » ou « écoblanchiment », à savoir des arguments écologiques trompeurs destinés uniquement à améliorer l’image d’une organisation. Pratique illégale depuis avril 2021, certaines marques en ont longtemps joué, que ce soit avec leur logo, l’utilisation de la couleur verte pour s’associer à la nature ou encore par le champ lexical recourant à des mots ou expressions issus du lexique écologique.
 

Le cas des châssis

Quel que soit l’environnement, rural ou urbain, les châssis doivent répondre à plusieurs caractéristiques essentielles pour offrir le confort souhaité :

L’isolation thermique et acoustique

Si l’aluminium est le matériau offrant la moins bonne performance, le PVC, la fibre de verre et le bois sont équivalents. D’un point de vue écologique, c’est ce dernier qui sera préférable, de préférence labellisé FSC (respect des forêts). Le type d’ouverture influence logiquement l’acoustique, ainsi que la quantité de joints insérés dans le châssis. Le bois est, là encore, le matériau idéal qui donne les meilleurs résultats, bien que l’aluminium et le PVC le suivent de près.

La sécurité

Facteur primordial, la sécurisation des châssis peut être assurée par plusieurs méthodes distinctes : poignées à clés, quincailleries de sécurité (multiplication de points de sécurité), système d’alarme… Une combinaison de plusieurs méthodes est souvent envisagée pour renforcer au mieux le produit. Attention toutefois : les points d’effraction étant variables selon le type d’habitation et l’environnement, chaque projet doit être étudié de manière individuelle et les châssis certifiés doivent être choisis en conséquence.

L’étanchéité (à l’air et à l’eau)

Des châssis peu étanches peuvent être responsables de près de 50% des fuites d’air d’un bâtiment, d’où l’importance de s’assurer de leur qualité en termes d’étanchéité. Cette perméabilité est donc testée en usine et placée ensuite dans l’une des quatre classes existantes, de la moins performante (classe 1) à la plus performante (classe 4). Pour une bonne étanchéité, la classe 4 est évidemment recommandée. Bonne nouvelle : une étude du Centre Scientifique et Technique de la Construction (CSTC) a démontré que la plupart des châssis actuels atteignent cette classe sans difficulté.

Leurs niveaux de performance sont définis par des STS. Il s’agit de spécifications techniques qui n’ont pas de valeur de normes mais qui constituent une référence de « travail bien fait », établie d’un commun accord par les producteurs et les maîtres d’ouvrage.

À titre d’exemple, les niveaux PE2, PE3, PE4 et PEe sont censés résister entièrement (aucune infiltration d’eau) à une pression allant jusqu’à 500 PA (pascals) ainsi qu’à des vents pouvant atteindre plus de cent kilomètres par heure.

Bien sûr, l’étanchéité du produit est également fortement influencée par le type d’ouverture. Ainsi, si un ouvrant à l’anglaise (ouverture classique mais qui se fait vers l’extérieur plutôt que vers l’intérieur) présente une excellente étanchéité, tant à l’air qu’à l’eau, la fenêtre basculante (châssis pivotant sur un axe horizontal ou vertical, une partie s’ouvrant sur l’intérieur, l’autre sur l’extérieur) offre quant à elle des performances très moyennes : au niveau des pivots, les joints sont interrompus, ce qui cause des infiltrations d’eau inévitables.
 

Des résultats en conséquence

Pour des châssis possédant toutes les qualités requises tout en respectant l’environnement, n’hésitez pas à vous renseigner sur leur provenance et leurs certifications. Vous y gagnerez de meilleures performances et des économies d’énergie, en réduisant par la même occasion votre impact écologique.